◈ ORDRELes Liges du seigneur
Les fantassins liés à leur seigneur, dont les lames noircirent durant le long Émiettement

Les Liges du seigneur
« Épée droite finement ouvragée au dessin somptueux, maniée par les fantassins de l'armée d'un seigneur. Bien que noircie et abîmée par des années d'usage, elle semble par ailleurs avoir été maintenue en état de servir, malgré la mort, depuis longtemps survenue, de ses porteurs. » Les Liges du seigneur sont les soldats ordinaires de l'Entre-terre : ceux qui prêtèrent le serment du seigneur et partirent en guerre comme l'infanterie commune de Marika. Ce ne sont pas des chevaliers, ils n'ont ni roche-éclat, ni monture, ni entraînement privilégié. Ce sont des fantassins à l'épée et au bouclier qui portèrent les étendards des demi-dieux jusqu'en Caelid, sur les Cimes, dans Aeonia, et qui moururent en si grand nombre que le canon ne les nomme qu'en référence à leur armure, jamais comme individus. Leur banal Espadon des Liges est l'une des premières armes que ramasse un Sans-éclat.
« Bouclier-tour de bois. Léger pour un grand bouclier et facile à manier. Couramment employé durant l'Émiettement. Les grands boucliers offrent une forte réduction des dégâts et une grande capacité de garde, facilitant le repli des attaques ennemies. » Le bilan macabre de l'Émiettement retomba presque entièrement sur les Liges du seigneur. Les demi-dieux ne meurent pas ; ils ne font que se briser. Les chevaliers meurent rarement, avec un nom. Les Liges meurent en rangs, six de front, derrière un bouclier-tour. Les Cloches-fardeaux vendues par les Jumelles décharnées comprennent leurs carreaux et leurs boucliers, car tant d'entre eux furent abandonnés sur tant de champs de bataille que leur résidu constitue à lui seul une économie. Le Sans-éclat profite, en armure et en monnaie, des morts de l'Émiettement. Les fantômes des Liges, là où ils apparaissent en Cendres d'esprit, combattent encore sur la défensive : un bouclier-tour levé, une voix silencieuse attendant l'ordre d'un capitaine qui n'est jamais revenu de cette même bataille.
Épée droite finement ouvragée et ornée, employée par les loyaux soldats de l'armée d'un seigneur. Elle a visiblement subi les affres du temps et les soldats qui la maniaient ont depuis bien longtemps perdu la raison, mais elle semble avoir été malgré tout bien conservée.
Carreaux ornementés d'excellente facture fréquemment employés par les soldats d'une armée seigneuriale. Infligent davantage de dégâts que leurs homologues plus courants.
Égide en bois. Malgré sa taille, elle n'encombre que peu son porteur et se manie facilement. Régulièrement employée lors de l'Éclatement. Grâce à leur excellente résistance aux dégâts et leur garde robuste, les pavois permettent de repousser sans mal les attaques ennemies.



